Les émotions


Docteur Philippe Rault
www.adrenaline112.org/hypnose/
Décembre 2007


Emotions primaires
Elles existent dans toutes les cultures humaines : joie, peur, colère, tristesse, surprise et dégoût

Emotions secondaires
Elles résultent de combinaison des émotions primaires : euphorie, anxiété, jalousie.

Une émotion correspond à un ensemble de composants :
- réaction physiologique : accélération du rythme cardiaque
- aspect expressif : expression faciale ou vocale
- aspect comportemental : fuite
- aspect cognitif : ressenti psychologique interne

Le système limbique est l'élément principal impliqué dans les processus émotionnels
- hypothalamus : situé à la base du cerveau, il contrôle l'homéostasie corporelle,
- substance grise périaqueducale : région du tronc cérébral joue un rôle dans l'expression des comportements défensifs et dans l'analgésie,
- amygdales : sa stimulation induit une augmentation de la pression artérielle et du rythme cardiaque, une augmentation de la vigilance et un "freezing". Rôle fondamental dans les réactions de peur et d'anxiété,
- hippocampe : rôle non définitvement déterminé,
- septum : région associée à l'agressivité et au plaisir,
- cortex cingulaire : interface entre les émotions et les processus de prise de décision. L'aire 24 est liée à la nature dérangeante de la douleur. Cette zone est impliquée dans le rôle analgésique de l'hypnose.
- cortex préfrontal.

Neurobiologie de la peur et de l'anxiété
La peur est une émotion primaire déclenchée par la mise en présence du sujet avec une menace pour son homéostasie. Cet évènement déclenche des réponses physiolgiques (accélération du rythme cardiaque, augmentation de la pression artérielle) et des réponses comportementales (fuite ou immobilisation). La peur a toujours un objet déterminé et elle est ponctuelle.
L'anxiété est une émotion secondaire qui se déclenche face à un danger potentiel, incertain. L'anxiété se traduit par des réactions physiologiques proches de celles de la peur, par une augmentation de la vigilance et des réponses d'évitement. Elle peut exister en l'absence d'évènement stressant et sa cause n'est pas forcément consciente et peut exister sans objet précis. L'anxiété peut être chronique.
La peur et l'anxiété sont des réactions normales.

Neuroimagerie
1 - Les études de neuroimagerie des émotions montrent qu'il existe un réseau de la peur ou de l'anxiété chez le sujet sain : amygdale, hypocampe, cortex cingulaire, insulae, cortex préfrontal.
Le cortex cingulaire antérieur intervient aussi bien dans l'apprentisage de la peur (stockage des peurs contextuelles anciennes) que dans le sentiment de peur et le ressenti d'une peur intense.
2 - Imagerie cérébrale de l’hypnose
On note une augmentation des flux sanguins dans les zones corticales pariétales et préfrontales, dans le cortex cingulaire antérieur, le thalamus et le tronc cérébral.

Le cortex congulaire antérieur semble impliqué aussi bien dans les phénomènes émotionnels que dans la dynamique hypnotique. L'impact positif de l'hypnose sur les émotions négatives semble trouver là une intéressante preuve d'efficacité.

© Dr. Ph Rault