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Presentation
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Injury Type
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Management priority
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Pulseless
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Major vascular injury
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Emergency laparotomy
Consider ED thoracotomy |
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Haemodynamically unstable
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Vascular and/or solid organ injury
AND/OR Haemorrhage from other sites |
Identify & control haemorrhage
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Haemodynamically Normal
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Hollow viscus injury
Pancreas or renal |
Identify presence of gastrointestinal, diaphragmatic or retroperitoneal injury
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Diagnostic
Les signes classiques d'un état de choc peuvent être retrouvés. Il faut souligner la fréquence des syndromes vagaux qui peuvent faire évoquer une hypovolémie.
Une hypotension brutale suivie d'un état de choc admet deux causes principales :
- la tamponnade qui est évoquée par des signes d'hyperpression veineuse avec une turgescence spontanée des veines jugulaires et un assourdissement des bruits du cur. La détresse respiratoire seule peut provoquer des signes voisins (pneumothorax suffocant) ou lorsqu'une hypovolémie associée à la tamponnade en masque les signes veineux. C'est bien souvent l'existence d'une plaie dans l'aire précordiale qui fait pencher vers ce diagnostic. L'apparition sur l'électrocardiogramme de troubles de la conduction intraventriculaire évoque dans ce contexte une plaie du cur.
- l'hypovolémie aiguë. Possibilité d'une bradycardie paradoxale liée à une hypovolémie profonde. L'hémorragie peut être secondaire à une plaie des gros vaisseaux du cur avec ouverture du péricarde ou à une atteinte pleuro-pulmonaire. Mais il peut s'agir aussi d'une atteinte abdominale d'un viscère plein ou d'un gros vaisseau.
Réanimation
Certains chirurgiens d'Amérique du Nord considèrent que le remplissage vasculaire pour maintenir la pression artérielle est un geste qui fait perdre du temps et qui est dangereux. Cette opinion repose avant tout sur l'hypothèse que l'augmentation de pression artérielle fait saigner la lésion et que l'hémodilution liée au remplissage aggrave ce phénomène.
Le remplissage vasculaire ne doit en aucun cas retarder l'hémostase chirurgicale.
Le choix du soluté de remplissage initial, en Europe, est basé sur les colloïdes : gélatines fluides modifiés et hydroxyethylamidon (HEA). Leur pouvoir de remplissage est adapté à l'usage préhospitalier, mais le volume d'HEA maximum à perfuser est limité. Les solutés salés hypertoniques ainsi que les solutions d'hémoglobine, qui ont le pouvoir de transporter l'oxygène, ont été proposés mais l'expérience dans ce domaine est limitée.
Une pression artérielle systolique (PAS) de 120 mmHg est alors l'objectif thérapeutique.
La surveillance du remplissage, de l'hémodynamique repose sur des paramètres cliniques.
Détresse neurologique
Elle est principalement la conséquence de troubles de la conscience liée soit à des lésions associées (traumatisme crânien), soit à l'hypoxie ou à l'hypoperfusion cérébrale. Cette détresse constitue alors un signe de gravité de l'atteinte respiratoire ou circulatoire.
Il faut rechercher systématiquement une lésion médullaire dorsale avec un syndrome sous-lésionnel qui peut participer à la défaillance circulatoire ou respiratoire.
Mesures symptomatiques
Protection contre l'hypothermie, immobilisation pendant le transport.
L'analgésie et la sédation sont indispensables.
L'anesthésie générale peut être nécessaire pour intuber et ventiler artificiellement, dans de bonnes conditions, un blessé grave initialement agité.
Une antibiothérapie probabiliste peut être prescrite, elle n'est pas indispensable à ce stade.
Référence bibliographique
Carli P., Incagnoli P.
Traumatismes ouverts thoraco-abdominaux
Médecine d'urgence 2000, p. 77-86.
© 2000 Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS, et SFAR
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